Médiapart : propagande des nationalismes ? 

25/09/2018

Le journal en ligne Médiapart sait généralement proposer un point de vue approfondi sur de nombreux thèmes de l'actualité, sous la forme de chroniques, de débats ou d'entretiens intéressants. Le 5 septembre, la chaîne YouTube du journal a publié L'Affaire d'Altsasu (https://www.youtube.com/watch?v=tkNWOWvpZaQ&t=473s une chronique d'une journaliste nommée La Parisienne Libérée. La vidéo se présente sous un format particulier, puisque la journaliste rappe en musique son texte versifié, ce qui brouilles les lignes entre journalisme et divertissement, tout en présentant son travail comme de l'information. J'ai été choqué par le contenu de la vidéo. Car si c'est bien vers un travail d'information que veut se diriger La Parisienne Libérée, il y a de nombreux éléments de contexte à prendre en compte pour apprécier le contenu de sa chronique.

Avant de rentrer dans l'explication de l'affaire en question et des propos de La Parisienne Libérée, il convient de dresser une rapide histoire du Pays Basque et de l'impact sur cette région de tant d'années de violence terroriste.

L'ETA (Euskadi ta Askatasuna) est une organisation terroriste d'inspiration marxiste née en 1959 d'un groupe de résistance armée au franquisme dont l'indépendance d'Euskal Herria (le territoire basque revendiqué par le courant nationaliste s'étendant en Espagne comme en France) constituait sa principale revendication.

A la fin de la dictature franquiste et après l'instauration d'un régime démocratique constitutionnel approuvé par 97% des citoyens espagnols, l'ETA n'a pas su déposer les armes. L'écrasante majorité des crimes de l'ETA ont été commis dans le cadre de la démocratie espagnole : malgré la loi d'amnistie votée deux ans après la mort de Franco, en 1977, et la libération des membres de l'ETA emprisonnés avant cette date, l'action terroriste de l'ETA ne s'est pas arrêtée, puisqu'elle a triplé en 1978 (1). Au total, l'Espagne traversa une période d'attentats quasi quotidiens dont le bilan en nombre de victimes se chiffre officiellement à 826 morts et des centaines de mutilés. Les victimes furent plus nombreuses du côté de la population civile que du côté des forces de police. L'ambiance de guerre sale atteint une telle intensité que des Groupes Antiterroristes de Libération (groupes paramilitaires espagnols secrètement entretenus par l'Etat) furent créés dans les années 80 pour pratiquer des assassinats sélectifs de membres de l'ETA. L'état de droit fut fragilisé par l'action de ces commandos, qui s'illustrèrent dans leur pratique de la torture et des exécutions secrètes.

Malgré ce contexte de violence extrême, des pourparlers se tinrent entre l'organisation terroriste et l'Etat espagnol dans le but d'obtenir l'arrêt des actions terroristes, ce qui déboucha sur un cessez-le-feu définitif en 2011 puis la dissolution totale de l'organisation en mai 2018. Dans son communiqué d'annonce de sa dissolution, l'ETA opta pour présenter des excuses limitées aux crimes commis sur les victimes « extérieures au conflit », laissant ouvertement de côté les assassinats de représentants de l'Etat espagnol (gardes civils, policiers, responsables politiques) ou d'opposants politiques (hommes politiques, intellectuels) (2). Plus de trois-cents terroristes de l'ETA sont en prison actuellement, presque tous dans des centres de détention éloignés du Pays Basque, en vertu d'une politique pénitentiaire spécifique aux détenus condamnés pour actes terroristes consistant à disperser les détenus afin d'éviter la reconstitution de réseaux. Une des revendications du nationalisme basque est désormais le rapprochement des prisonniers vers leur région natale, rapprochement qui commence à s'effectuer depuis quelques années, et qui devrait s'intensifier maintenant que l'organisation est dissoute (3).

Mais l'ETA n'est pas qu'une série de statistiques ; elle a façonné le climat social et politique du Pays Basque et de l'ensemble de la démocratie espagnole. Peu d'organisations terroristes peuvent se targuer d'avoir par leur action introduit et entretenu un climat aussi intense de division, de peur et de contrainte dans une société démocratique. Pendant un demi-siècle, beaucoup de familles basques se divisèrent, séparées entre celles dont certains membres furent assassinés et celles dont les enfants furent emprisonnés pour leur participation ou soutien actif aux actions des commandos terroristes. La loi du silence empêchait dans les villes comme les petits villages l'expression du désaccord avec les actes de l'ETA, certaines familles durent quitter leur maison natale, harcelées par le climat irrespirable de complicité avec le terrorisme. Aujourd'hui encore, certaines blessures restent ouvertes, comme le montre le roman à succès de l'auteur basque Fernando Aramburu, Patria (Patrie en espagnol), publié en 2016, et qui narre dans d'un contexte social étouffant la division de deux familles autrefois amies et désormais confrontées au phénomène terroriste.

Les faits d'Alsasua surviennent donc après l'arrêt des actes terroristes de l'ETA et avant l'annonce de sa dissolution.

Au petit matin du 15 octobre 2016, deux jeunes gardes civils espagnols (officiers d'une police appartenant à l'armée espagnole, à l'instar de la gendarmerie française) et leurs fiancées furent agressés dans un bar de la localité d'Alsasua, en Navarre. Le plus gradé des deux était affecté à Alsasua depuis quelques années ; le second venait d'y être affecté et sortait depuis peu avec une jeune femme du village, María-José. Reconnus par les clients alors qu'ils étaient dans le bar en dehors de leurs heures de service et en civil, ils subirent de constantes intimidations, moqueries et vexations (notamment les jets de verres d'alcool) jusqu'à être déclarés persona non grata par les autres clients. Ils refusèrent de quitter les lieux, sans jamais provoquer ni céder à la violence. C'est vers cinq heures du matin que se déclencha l'agression : une vingtaine de personnes, dont seulement huit furent inculpées, agressèrent les deux gardes civils ainsi que leurs fiancées, qui s'interposèrent en leur défense. Il en résulta de multiples contusions et une fracture du tibia et du péroné pour un des deux militaires. Les raisons de cette agression en supériorité numérique étaient évidentes, puisqu'ils furent frappés sous les cris de « Nous allons vous tuer parce que vous êtes des gardes civils ! ». (4)

Pour comprendre cet accès de violence, il faut savoir que dans la ville d'Alsasua prospère un mouvement nationaliste créé par l'ETA en 1976, Alde Hemendik (AH), dont le nom signifie en basque « Hors d'ici ! », et dont la revendication est le départ de la garde civile espagnole de la région de Navarre. De cette organisation découle une autre organisation, Ospa (« Hors d'ici ! » en basque), qui organise des manifestations durant lesquelles des parodies théâtrales critiquant les institutions et personnalités politiques espagnoles sont mises en scène, et durant lesquelles des pantins à l'image des gardes civils sont pendus et brûlés, toujours dans l'objectif de réclamer leur départ (5). L'hostilité à l'égard des gardes civils s'explique par ce bouillon de culture soigneusement entretenu en dépit de la fin de l'ETA. Le témoignage du plus jeune des deux gardes civils agressés, racontant son arrivée à Alsasua juste après son affectation, est à cet égard édifiant. Lorsque celui-ci se rendit dans une salle de sport dans laquelle étaient dispensés des cours d'arts martiaux, on lui demanda au moment de l'inscription s'il était garde civil. Intimidé, il répondit que non, ce à quoi l'entraîneur rétorqua qu'il le valait mieux, car dans cette salle, il leur apprendrait à frapper des gardes civils (6).

Lors du procès qui suivit cette agression, le parquet espagnol accusa les huit jeunes interpelés d'actes de « terrorisme » et exigea des peines cumulées qui atteignaient 365 ans de prison au total entre les huit accusés. Selon l'article 573 du Code Pénal espagnol (7), le terrorisme s'entend comme toute action criminelle menée dans le but de provoquer des troubles à l'ordre public, de subvertir l'ordre constitutionnel ou bien de créer un état de terreur dans la population ou dans une partie de la population. C'est en raison de ce dernier critère que le Tribunal Suprême espagnol a décidé de transférer la juridiction de cette affaire à l'Audience Nationale, un tribunal national réservé aux affaires les plus importantes et ce probablement dans une volonté de donner au procès un certain retentissement.

Les réquisitions du Procureur se fondaient sur un lien supposé entre l'activité politique des accusés (certains étant activistes au sein du mouvement Ospa !) et l'organisation dissoute ETA. Le parquet espagnol voyait dans l'appartenance de plusieurs des accusés à un mouvement découlant lui-même d'Alde Hemendik, organisation structurée par l'ETA, une prolongation des actions de cette dernière.

Ces éléments ne furent pas suffisants pour convaincre les magistrats de l'Audience Nationale qui ne suivirent pas les réquisitions du Procureur mais qui condamnèrent les agresseurs à des peines lourdes d'entre deux et treize années de prison pour « attentats à l'encontre des forces de l'ordre », « lésions physiques », « trouble à l'ordre public » et « menaces ». Considérant le jeune âge des accusés, qui les éloignait trop du contexte d'action et d'influence idéologique de l'ETA, le tribunal ne considéra pas réunis les éléments nécessaires pour juger que la finalité de l'agression était terroriste. Les juges virent de la « haine » et du « mépris », reconnurent « la gravité des faits », mais récusèrent les motivations terroristes de leurs actes (8).

Il est nécessaire de parler du parcours de María-José, la fiancée du plus jeune garde civil, qui est aussi révélateur du climat social régnant encore aujourd'hui au Pays Basque. Cette femme, habitante d'Alsasua depuis l'âge de trois ans, a vécu un véritable phénomène d'exclusion sociale dès le début de sa relation sentimentale avec un garde civil à travers de nombreuses intimidations. Durant le procès, elle s'est vue harcelée et menacée par une partie de la communauté, qui organisait des manifestations illégales devant sa maison : elle a perdu tous ses amis qui depuis refusent de lui parler. Succombant à la pression sociale et incapable de surmonter les séquelles psychologiques de l'agression, María-José a depuis quitté la ville (9).

Il me semble maintenant possible, en ayant à l'esprit le contexte historique et social, de faire une analyse critique de la chronique de Médiapart.

A la manière d'un journal télévisé, la Parisienne Libérée interviewe plusieurs personnages dont elle joue elle-même le rôle, de l'avocate des accusés en passant par une journaliste madrilène forcément ultra-répressive.

Ce qui frappe tout d'abord, c'est le parti pris de ne considérer en aucune façon le jugement rendu par le tribunal : ni les faits prouvés ni même la motivation du rejet de l'accusation de terrorisme.

Sans s'embarrasser d'aucun des éléments de preuve rapportés au tribunal, la Parisienne Libérée se livre à un exercice de minimisation des violences, notamment par la voix de l'avocate des agresseurs qui nous explique que les blessures sont minimes et qui évoque « quatre bleus et une cheville cassée » et conclut par « un peu de mesure dans l'appréciation des faits », jugeant exagérée leur caractérisation et par voie de conséquence la gravité de la peine. C'est bien de plusieurs contusions et d'une fracture de la cheville aggravée en fracture du tibia et du péroné qu'il s'agissait (10). La Parisienne Libérée masque aussi la réalité d'une agression en large supériorité numérique, puisque les quatre victimes ont été opposées à plus de vingt personnes. Par ailleurs, il est triste que, au moment où les violences de genre rencontrent un rejet social grandissant, une journaliste supposément progressiste en arrive à minimiser et même à ignorer les agressions sur les deux femmes qui s'interposèrent courageusement en défense de leurs compagnons, et qui reçurent pour cela multiples coups. Car le motif des coups qu'elles essuyèrent était clairs : elles étaient agressées en raison de leur relation avec des gardes civils, parce qu'elles étaient des « femmes de » et donc des traîtresses à la cause.

Un des grands axes de la vidéo est de caricaturer l'accusation de « terrorisme » portée par le parquet espagnol, jugée excessive par la journaliste, et censée exposer ainsi les supposés tendances ataviques autoritaires quasi-fascistes de l'Espagne actuelle. Si le parquet (qui représente les intérêts de l'Etat et qui a donc cherché à obtenir la peine maximale) a soutenu l'existence de motivations terroristes chez les accusés, la justice indépendante espagnole a bien rejeté cette qualification (11).

Pour étayer sa thèse de complot répressif de type postfranquiste, la Parisienne Libérée s'attarde sur certains points du procès et relaie les propos de parents des condamnés qui se plaignent du rejet de certains témoignages comme éléments de preuves pendant l'instruction du procès. Tout d'abord, cet argument est partial puisque la défense a pu présenter des preuves qui ont été prises en compte. Celles qui ont été écartées le furent au motif de la non « pertinence », puisque le tribunal a estimé que ces preuves ne changeraient en rien l'appréciation des faits ni les peines (13). Ensuite, la Parisienne préfère passer sous silence le témoignage d'un témoin de la défense, Keneth, habitant de Alsasua présent sur les lieux, joueur dans l'équipe de football locale et ami de plusieurs des agresseurs (12). Keneth, qui a tenté de défendre María-José durant l'agression puisqu'ils sont aussi amis, a donné une version des faits en tous points concordante avec les témoignages des victimes ; seul un trou de mémoire l'a empêché de se souvenir de l'identité de ses agresseurs, ce que le tribunal a attribué à la pression sociale évidente à laquelle il était sujet.

Si la journaliste reconnaît bien l'affiliation des agresseurs à Ospa !, ce n'est que pour présenter ce mouvement comme un organisateur d'instants festifs et culturels . Tout lecteur pourra trouver sur le web des images bien plus violentes, avec quelques scènes de de simulation de pendaison puis crémation de marionnettes à l'effigie de gardes civils (14). Si elle avait daigné relever ces faits, la Parisienne Libérée aurait difficilement pu maintenir que la présence de « haine » et de « mépris » pendant l'agression n'était qu'interprétation subjective des juges. Ces faits aggravants ont été retenus par le tribunal comme une évidence.

Un autre des axes que développe la journaliste pour défendre les accusés est la valorisation du courant « antimilitariste », qu'elle juge fort à Alsasua, qui serait le mot d'ordre du mouvement Ospa ! auquel appartiennent les agresseurs et qui expliquerait le sentiment d'agression que provoque la Garde Civile chez les condamnés. L'antimilitarisme désigne traditionnellement un mouvement s'opposant au militarisme en ce que ce dernier véhicule des dimensions négatives telles que nationalisme, le bellicisme, etc. Rappelons que la deuxième revendication de l'ETA dans les années quatre-vingt-dix était bien le départ de la garde civil du Pays Basque, et que les associations qui s'opposent à la présence de la garde civile au Pays Basque sont nées de dérivés de l'ETA. Il est donc cocasse de défendre l'élan antimilitarisme d'associations descendant d'une organisation terroriste comme l'ETA. Et même si l'on voulait prétendre que le nationalisme peut être antimilitarisme, cet argument n'aurait rien d'évident ; par exemple, le philosophe basque Fernando Savater a défendu une idée fondamentale, selon laquelle c'est du conflit que naît le nationalisme, et que c'est de la guerre qu'il se nourrit. (15).

La Parisienne Libérée reprend également le thème et le lexique victimaires propres aux nationalismes basque et catalan, selon lesquels leurs droits culturels et linguistiques seraient bafoués. L'utilisation ironique du terme « dialecte » dans la bouche du personnage de la journaliste espagnole « de Madrid » pour désigner la langue basque rend compte d'une vision bien erronée de la place donnée à la langue et culture basques en Espagne. L'Espagne s'est dotée depuis 1978 de statuts d'autonomie pour ses régions, statuts qui ont fortement bénéficié à la Catalogne et au Pays Basque, et qui selon les organismes internationaux la rapprochent fortement du modèle fédéral allemand, un des plus avancés d'Europe. Pour être clair, le Pays Basque est la région d'Europe qui dispose du degré d'autonomie le plus élevé. Selon Eustat, l'organisme statistique officiel du Pays Basque, 60% des élèves basques suivent un parcours éducatif entièrement en basque, et 22% selon un modèle qui mélange le basque et l'espagnol. On retrouve ce dynamisme de la langue basque encore plus tôt, puisque 73% des enfants basques vont dans des cours à l'école maternelle dispensés exclusivement en basque (16). Et tout cela dans des établissements publics : il n'y a donc aucune trace de mépris pour la richesse des langues régionales en Espagne, et celles-ci ne sont en aucun cas traitées en dialectes puisqu'elles ont rang de langue officielle au même titre que le castillan en vertu de la Constitution de 1978. Cette caricature de la réalité présente au long de la vidéo, si on y ajoute la présentation d'un manichéisme syntaxique clivant « Madrid/le reste », et la volonté constante de confondre le rôle du parquet avec celui du tribunal ne fait qu'ignorer la place de l'Espagne dans la liste des « démocraties parfaites », selon le baromètre de The Economist (17). Pour faire une comparaison, la France n'est pas une « démocratie parfaite », mais une « démocratie imparfaite » selon ce même indicateur. Et c'est bien en France que la vitalité de la langue basque a été écrasée, puisque seulement 40 000 personnes y maitrisent le basque, contrairement aux presque 700 000 qui le parlent en Espagne (18).

La Parisienne Libérée n'oublie pas non plus de relayer la petite touche raciste en diffusant une vidéo mettant en scène des gardes civiles représentées comme gras, avinés et vulgaires, ce dont fait foi un accent andalou ridiculisé, preuve évidente de leur "arriération mentale" et de leur penchant pour les régimes autoritaires. Ces traits sont les codes de représentation classiques (mais non moins racistes) de l'Espagne par les suprémacismes basque et catalan, que j'ai pu évoquer dans mon article « Appeler un chat un chat » (19).

La démocratie espagnole est habituée à ces mensonges, puisqu'elle vit constamment depuis quelques années sous les accusations portées par les nationalismes suprématistes de s'abandonner au retour du franquisme, de prospérer à l'ombre de la répression, de favoriser la présence d'une justice politisée, etc. Ces accusations ne tiennent pas face à la vérité des faits mais sont tout de même extrêmement répandues. Pourtant, le pays tient tête sur la base d'un état de droit exemplaire et particulièrement résistant pour une démocratie qui ne fête que ses quarante ans cette année. Malheureusement, les adeptes de ces théories, relayées par l'extrême gauche espagnole et les suprématismes catalan et basque, sont nombreux en Espagne et apparaissent désormais à Paris. Dans le cadre d'une crise politique en Catalogne très mal expliquée par la presse française, espérons que cet article aura pu empêcher quelques personnes d'être trompées et aura levé le voile sur cette douteuse proximité entre un média français et un nationalisme basque aux mains très sales. 


Sources : 

(1) Transición, historia de una política española (1937-2017), Santos Julia, ediciones Galaxia Gutemberg, 2018, page 443.

(2) https://elpais.com/politica/2018/05/03/actualidad/1525349964_905287.html 

(3) https://elpais.com/politica/2017/03/17/actualidad/1489751797_464798.html 

(4) https://fr.scribd.com/document/380740106/Audiencia-Nacional-Sentencia-Alsasua, Partie I, « Faits prouvés », de la page 8 à la page 13.

(5) https://fr.scribd.com/document/380740106/Audiencia-Nacional-Sentencia-Alsasua, Partie II, pages 19-20-21.

(6) https://www.europapress.es/nacional/noticia-sargento-golpeado-alsasua-sensacion-odio-rencor-ser-guardias-civiles-nunca-tenido-20180417153046.html 

(7) https://www.lainformacion.com/espana/asi-se-castigara-en-el-codigo-penal-los-delitos-relacionados-con-el-terrorismo_3bnmkL4VwmQNMUPeWZlFh4/ 

(8) https://fr.scribd.com/document/380740106/Audiencia-Nacional-Sentencia-Alsasua, Partie II, pages 21-22-23.

(9) https://www.elmundo.es/espana/2018/05/14/5af8610cca4741011f8b4625.html 

(10)https://fr.scribd.com/document/380740106/Audiencia-Nacional-Sentencia-Alsasua, Partie I « Faits prouvés », page 10.

(11)https://fr.scribd.com/document/380740106/Audiencia-Nacional-Sentencia-Alsasua, Partie II, pages 21-22-23.

(12)https://fr.scribd.com/document/380740106/Audiencia-Nacional-Sentencia-Alsasua, Partie IV, 5), page 40.

(13)https://fr.scribd.com/document/380740106/Audiencia-Nacional-Sentencia-Alsasua, Partie I- « Considérations préliminaires », pages 13,14,15.

(14)https://www.elespanol.com/espana/20161015/163234235_0.html. Sur la vidéo, aller à 1:05.

(15)Fernando Savater, "Las víctimas del terrorismo", en Contra las patrias, Maxi Tusquets, 1996, pages 40 à 45

(16) https://www.eustat.eus/elementos/ele0008400/not0008480_c.html#axzz2gUMlAdfU 

(17) https://infographics.economist.com/2017/DemocracyIndex/ 

(18)https://www.eustat.eus/elementos/ele0011300/Uso_de_la_lengua_solo_vascohablantes_de_la_poblacion_de_Euskal_Herria___16_anos_en_la_familia_segun_territorio_y_sexo_/tbl0011314_c.html 

(19) https://les-idees-claires.webnode.fr/l/appeler-un-chat-un-chat/ 


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